Radio silence

Posted on July 24, 2011

Sorry for the radio silence everyone. It’s been a crazy busy summer so far for me. I’m regularly uploading new photos on my Flickr account so keep checking those as often as you like for some visual goodies. Here’s a few of my best shots this summer so far:

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Away and back again…

Posted on April 12, 2011

 

morning glory So I appologize for the radio silence as of late. I escaped to Mexico for a couple of weeks and I’m now back fully recharged and ready to kick it Montreal style.

As it begins... However, it’s a different me that returns to the home-base: My fingers have forgotten how to type – traded in that skill for more sensory ones: sand caressing, swimming, searching for a breeze and resting high above my head on the ropes of a hammock or simply braiding my fingers together on top of my head. They are used to everything always being covered in sand and salt dust.
piquete de ceibaMy skin is sunkissed. My body still seeking some crazy warmth in a way that clothing can’t replicate. I still feel the presence of Matus, a spiritual sage that I encountered on my way and that adopted me as his daughter. My papito and I talked for what must’ve been a minimum of 5 hours a day. I also made other friends on my path. Met a new friend from Patagonia. Another one from France. Clearly, I also met a bunch of people from various parts of Mexico, who are now established in the hermoso pueblito of Puerto Morelos. In the short time period I was there, I forged strong family-like bonds in a strange and mystical land. They say that more stuff happens in a mexican day than in any gringo-land: I’m ready to testify to that.
Ceiba CloseupAsi es. I know deep inside me that I must return. There’s a home there for me, and plenty of work opportunities that rival the type of work I can get here in Canada. But there’s no need to rush such a move. Life will help me make it a reality. I also know that don’t want to be there always – the summers are unbearable and there’s not much work during that season. However, as the next winter begins to rear its ugly head, I will make more concrete plans to return. In the meantime, I have a life here which I love and I’m not ready to abandon everything that it is just yet. Missions must be completed in order to bear fruit."Puerto Morelos"

 

Note: The tree with the crazy green skin and the spikes is a Ceiba. Ceibas are a sacred tree to the mayas. All photos by Sarah Brideau.

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Petite Preview d’un nouveau projet

Posted on March 6, 2011

Sans me perdre dans les détails, je vous offre aujourd’hui un exemple d’un nouveau projet à venir. “Secrets Photographiques” sera une série de photos prises avec mon superbe Mamiya 645, sur film argentique moyen format, où j’ai l’intention de laisser parler les sujets de ces photos. Pour la première, voici Jeri, ma gentille chatte rousse qui, un matin, a décidé de me parler et de me transmettre son propre poème. Je n’ai que laissé couler l’encre.

Si je connaissais mieux Photoshop, la poésie serait superposée sur la photo sans la cacher. Hélàs, ce sera pour un autre tantôt…

bright Jeri

Talk to me with your hands

Je veux que tu me parles avec tes yeux

Que tu ne regardes que moi

Je miaulerai comme un enfant gazouille

J’étirerai mes pantoufles blanches sur toi

Je te montrerai encore et encore

Que mes pattes sont comme des mains

Que moi aussi j’ai des doigts

Pour m’agripper à ton cœur

Parles moi avec tes mains

Laisses moi grimper jusqu’à ton cou

Je veux ronronner au rythme de ta plume

Je veux coller mon visage contre le tien

Chanter mes ballades brisées aux oiseaux

M’y lover comme un foulard

Je te suivrai du regard où que tu ailles

Je sais toujours exactement où tu es

J’attendrai des nuits entières

À ta porte pour que tu réveilles

Mes oreilles savent capter

Chacun de tes mouvements

Et je me frotte contre tes jambes

Pour que tu n’oublies pas que tu m’appartiens

Le matin je dois toujours te rappeler

Les secrets qu’on partage

Parle moi avec tes mains

Et dis moi cent fois que je t’appartiens aussi.

 

SarahBrideau.com © 2011 – Tous droits réservés

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L’automne sur le chemin des ressources – N.B.

Posted on October 12, 2009

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Le Congrès Mondial Acadien 2009

Posted on August 21, 2009

La vie en Acadie… même quand on travaille tout le temps, est belle…

Mez'elles

Depuis les dernières semaines la Péninsule Acadienne vibre de gens, d’activités, de fiereté acadienne, et de chaleur estivale. Je me suis rendue dans la région pour travailler et essayer de gagner assez de sous, en préparation pour un rude hiver montréalais en rédaction de mémoire. Depuis le 7 août, je travailles pratiquement sans relâche à faire à peu près n’importe quoi. À la soirée d’ouverture du Congrès, je faisais partie de l’équipe vidéo pour le grand spectacle, où je faisais la caméra pour des projections en direct. Le lendemain matin, une photo du spectacle faisait la page couverture de l’Acadie Nouvelle où l’on voyait Kit Gogen avec le grand écran LCD en arrière de lui, avec un de mes cadrages vidéo! Le lendemain, un peu moins de glamour… je démontais la scène pendant 12 heures de travail ardu. D’après un ami, you’re as good as the last job you’ve worked in this town… il me fallait donc continuer.

J’ai aussi fait partie d’un show de théatre/multimédia, Mez’elles, à la Grande Maison de Caraquet où je “jouais” le rôle de paparazzi. Quel plaisir ce fut de travailler avec une si belle équipe!!! C’était un très beau petit show que l’on donnait en 3 représentations de 25 minutes par soirée, et cela pendant 4 jours. Ce fut un plaisir de contater qu’il était aussi très apprécié par le public.

J’ai photographié une réuion de famille, j’ai travaillé comme agent de sécurité, j’ai travaillé dans les films… bref, n’importequoi pour ne pas aller ramasser des bleuets dans les champs à la merci du soleil plombant et des maringouins géants et voraces d’Acadie. Thank god, it’s all worked out! J’ai rencontré plein de monde: des gens incroyables, talentueux, intelligents, charismatiques et attachants, provenant de tous les coins de la diaspora acadienne. Je me suis liée d’amitié avec un groupe de gentils Louisianais (du groupe Feufollet) qui sont venus jusque chez nous pour nous entraîner dans de folles soirées dansantes au style Cajun. J’ai eu énormément de plaisir à échanger avec ces gens chaleureux qui partagent ma culture ainsi que ma passion pour cette dernière, beaucoup de nos moeurs, notre langue, etc. Ils prenaient plaisir à nous raconter des histoires, à préciser certains aspects de la vie Cajun telle qu’elle est vécue dans le Sud de la Louisianne… j’ai même appris à danser à leur manière. On y prend vite goût! Tout ca m’a donné envie de découvrir in vivo cette Acadie magique et mystérieuse.

Feufollet

Le 15 août, en l’honneur de la fête nationale de l’Acadie, plus de 50 000 personnes se sont entassées dans les rues de Caraquet pour fêter la survivance de son peuple. Le Congrès Mondial Acadien présenta un superbe spectacle pour la foule après le Tintamarre. On me dit que ça ressemblait un peu au Mardi Gras de l’Acadie tropicale. Moi, je me promenais dans l’arrière scène où je documentais l’envers de  l’action sur vidéo pour une partie du montage qui rassembla les événements majeurs du Congrès… et bien sûr, je joignais la fête du même coup!

La foule

Il y a plus d’une semaine que je travaille avec les Productions Cojak en tant qu’hôtesse des visionnements de films acadiens aux événements “Voir l’Acadie”. On y montre 24 heures de cinéma acadien en 3 jours dans trois villes diférentes. Je passes donc mes journées à voir des films… à me saturer de l’Acadie cinématographique.

Danseurs Mardi soir, j’ai eu le bonheur d’assister à une soirée de musique Cajun qui était organisée à la Place du Congrès. C’était un excellent show qui mettait en scène trois groupes venus de la Louisianne, dont l’excellent groupe Cédric Watson & Bijou Créole, qui offrit une prestation chaude, dansante, énergique et épicée de musique du genre “nouveau zydeco”. Devant un tel spectacle, la foule assoifée de musique ne pouvait qu’en réclamer encore et encore, et c’est à deux reprises que l’audience se mit à chanter “n’aut ti boutte”, comme il se fait en Louisiane!

Bijoux Créole.

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Demain,  je retournes travailler en production avec l’équipe vidéo pour le spectacle de fermeture du Congrès. Il paraît de cette région sera frappée par une tempête tropicale qui risque de faire anuller le concert… espérons que ce ne sera pas le cas. Ce serait trop dommage de terminer un si beau Congrès de cette façon.

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L’Acadie, l’Acadie…

Posted on August 2, 2009

Ca flotte... du very best

Sailing in Acadie is quite certainly one of my favorite ways of spending my time when I’m back home. The only thing that beats this is actually making it to the dunes after sailing around for a bit. Saturday, we had good wind and sailed at a steady 6 knots with the main sail reefed down two notches. Lots of waved spraying us in the boat and regular 15 degree tilts. Good times. Then we went and had dinner on the dunes… Ca flotte… du very best indeed.

Brideau

I’m no stranger here. After having traveled all through Europe,  having been in countries where the difference is evident, I find myself in Tracadie where lots of people share my last name. Though my accent isn’t quite the same as how they speak here, when I introduce myself as a Brideau, I get immediate validation as a local. It feels like everyone could be my first cousin here.

Chris catch

I’ve been hanging out with my buddy Chris a great deal. He’s also a moment chaser, though we have different ways of creating our art. To share creative moments with a friend is a priviledge for which I’m truly grateful. He’s teaching me the ways of handling a camera that snaps 30 photos/second and also records sound… it’s a bit overwhelming, but loads of fun.

Where bad kids end up

This is where bad kids end up… the bat-cave. Chris and his family have a gorgeous home.

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Travelogue: Life is many postcards…

Posted on July 28, 2009

So I left the ladybug in charge of my cucumbers and packed my bags for good ol’ Acadie20090725-dsc_0011.jpg

I sure hope I don’t come home to something like this…

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On the way, we caught a few severe storms… punctuated with pretty yellow fields like this

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Visited great modern museums on the way

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Au Québec, il y a beaucoup de “crémeries”. No matter how small the village, you’ll always find a moderately successful ice cream stands. This one was just hanging out there in the middle of nothing. Ice cream is always good. mmm.

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And as we crossed the Matapedia Valley, there was lots of pretty fog in the mountains. It feels like I spent the whole trip dozing off into sleep, waking up, taking pictures, dozing off again. If only it was so easy to take nice pictures… no effort required whatsoever.

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Pretty skies unfolded constantly along the way20090727-dsc_0036.jpg

Then there was a rainbow… a little man, all dressed in green velvet, three inches, tall flicked a gold coin at us and disappeared into the forest on the back of a unicorn (who knew they were that small).20090727-dsc_0050.jpg

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.We saw a covered bridge…20090727-dsc_0055.jpg

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More pretty fog…20090727-dsc_0068.jpg

A “warning – bikes come around here too” sign20090727-dsc_0078.jpg

Fallen construction cones by the riverside

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Altogether, it took about 12 hours to drive to New Brunswick yesterday. After being held up by one of our passengers who took a bit longer than expected to get ready, then some hold up at the car rental place… we finally left Montreal at about 11AM. There were some major thunderstorms around Quebec City, and we had to drive between 60 and 80 km/h on the highway for about an hour and a half in order not to crash or end up floating away in a ditch. Then there were more thunderstorms around Bathurst, which made us loose about another hour at ridiculously low speeds, but left us with a fabulous light show to watch while we were at it.

Last night, me and my grandpa got dressed up in old costumes in the middle of the night and took pictures. It was fun. Today, my great uncle, the clever and infinitely sweet priest, came over for breakfast. Then, later, my old pal Chris came to pick me up in his Green Hornet-green Bricklin (you know those cars that have doors that open from the top like wings). We got lost on out way to the beach, but then finally made it there.

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We chilled there, smoked, talked about our respective visual arts.

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I took pictures of junk on the beach while Chris took some of his ever ringing phone calls.

Just enough time to show me how to turn on a video camera, tell me that the basic was all about the kinetics of holding it steady and fluidly…  ring…

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Pretty girl walked by on the beach…20090728-dsc_0120.jpg

There’s nothing like sand in your toes. Chris appears to enjoy that too. It’s the small things that make up the good life… he gets that too, that’s why he actually likes it living around here. You have to be the kind of person who can turn the most mundane things into magical moments. There’s lots of that to be had where I’m from…20090728-dsc_0123.jpg

Natural scenery. Chris was going to set it up “better”, but I like to take pictures of things as they are. Then I was saved by the bell…

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Everywhere I go hang out these days, couples seem to be engaging in some pretty shameless groping. You’ll see that lots in public parks of Montreal, but apparently, New Brunswick beaches are no exception.

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We hid our gear in the tipi while we were going to scope things out. … which never happened since his Inkerwoman called him home for dinner. 20090728-dsc_0128.jpg

We got lost again looking for my uncle’s house… stopped to ask a man for directions, but since we’re both burnouts, we couldn’t remember what to ask for… so we drove on in the Bricklin, listening to 70s tunes. How very appropriate. 20090728-dsc_0130.jpg

Then a picture of Chris’ favorite pinup flew in from the back. 20090728-dsc_0131.jpg

Then I finally made it to my uncle’s house, where they like to catch black kittens in their lobster traps.

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Then we walked around in the woods until we hit what is the startoff point of a blueberry field.

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Then walked back…

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For dinner, I ate a fabulous meal of traditional salted cod. Mmmmm, my favorite. I hung out with my goddaughter and her 5031 questions, answering every single one of them. I take it as a challenge to answer everything she asks. Clearly, if I was around her 24/7, I wouldn’t be able to do that and keep up. I’d probably loose my patience… but I’m not around her much. So I figure the least I can do to make up for the cheap birthday present she’s getting from her broke-ass godmother this year is to answer every single one of her crazy questions and open my mind to her way of thinking. It’s pretty fabulous. She loves me and my answers I think. She cried a whole lot when we left.

Now, the weather’s cool. It’s nice here since it always cools off at nighttime, and just by opening the windows and turning on a few fans, you end up even better off than with AC in the city.

I don’t come around here all that often, and I always feel privileged to get to come back home to a place like this in the summer… with the beaches, the fields, the ocean, the forest, the hicks, the bright minds… It takes a special type of person to be able to stand this life year round though. I’m still in training… not ready for that just yet. What I feel even more privileged about is to actually have a pretty awesome friend to hang around with. It never used to be this much fun coming home to Tracadie. Now, even though I love my family to bits, I get to escape, work and hang out with my pal and fuel up on a bit of “this is who I am in real life” before plunging back into the comfortable nest where people’s main worry is taking care of each other.

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Dans les sousbois

Posted on June 4, 2009

J’ai entendu ta voix dans les décombres de mes souvenirs.

J’ai vu ta main dans les vignes qui couvrent les arbres tendrement

qui y grimpent lentement

couvrent l’écorce de leurs caresses.

De la hauteur d’un tronc brisé, tu me tends ton bras, me montres le chemin.

Tu effleures mon poignet du bout des doigts.

Tu enfiles tes doigts entre les miens.

nos paumes se resserent

enlacent nos corps clandestins

à la sortie du sousbois

chuchotent des secrets

qui s’effacent comme les blessures sur mes pieds.

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Carte postale #10: Le réveil…

Posted on May 29, 2009

Laying in a field in Germany Je me réveille dans un nouveau pays. Dans ce pays vert, une chambre douce, beige, un grand lit fleuri face aux careaux. J’ouvre les rideaux, je me jette dans la vue, je survole les champs qui dévalent sous mes yeux encore endormis. Je me réveille dans un grand arbre au milieu d’un champ. Le silence chuchotte ta présence. In my leisure suite*, a place to meet my own… et j’y rencontre tes careses qui voguent comme les vagues, qui taquinent les rives de mon île… your Spanish Key** qui bat à ma porte… oublie pas mon coeur***…

*Leisure Suite – Feist (Red Demos)

**Spanish Key – Miles Davis (Bitches Brew)

***Oublie pas – Karkwa (Le volume du vent)

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Carte postale #9: Quand on traverse…

Posted on May 29, 2009

Running in a field in Germany Un autre avion, un autre aéroport. Pour un instant, en attendant l’appel aux passagers, j’ai pensé à ton passeport Européen à côté de mon passeport canadien. J’ai pensé à ton drapeau avec mon étoile. J’ai pensé à l’air, à l’eau qui rejoint ta terre. J’ai pensé à tes yeux, grands assez pour traverser mon âme. J’ai pensé à ton coeur, plus grand encore que l’océan qui sépare nos continents. J’ai ressenti ta chaleur, j’ai pensé à cette partie de toi que tu as caché dans mes bagages. J’ai pensé à nos coeurs étirés d’un coin à l’autre de ton continent… comme une corde raide qui traverse les régions, les montagnes, les alpes, les rivières, la mer… de la campagne française à la campagne anglaise.

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Carte postale #8: Histoires de familles

Posted on May 28, 2009

Guitou Il me parle d’une peinture qu’on a fait de lui. Elle me mène vers la pièce d’à côté, s’excuse du désordre. Je lui réponds que c’est vraiment la dernière des choses sur lesquels mes yeux ont à se poser. Elle me prend par le bras, le serre un peu pour intensifier le contact. Je réalise l’importance de ce geste qui me touche profondément. Elle me raconte des histoires de famille, me dit qu’un tel parle très fort, and who belongs where and with whom. Je veux la serrer dans mes bras, prendre le thé avec elle. Je veux qu’elle me raconte tout, tout, tout. Je veux qu’elle m’apprenne ce qu’elle sait des herbes, du jardinage. Je veux absorber sa force et sa douceur. Je t’entends dans la pièce d’à côté partager un certain étonnement que vous avez pour ma gentillesse. Vous me trouvez spéciale… je vous rend le compliment.

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Carte postale #7: Comme des arbres plantés dans la terre

Posted on May 28, 2009

La source de CahorsSur le visage de tes grands-parents s’écrit l’histoire d’une guerre, d’une bataille, d’une vie qui témoigne de leurs exploits. “J’ai 92 ans!” s’exclame une fois forte, towering over me in every way. “… moi j’en ai 25…”. L’histoire d’une victoire contre les vents et marées. La fierté d’être encore là. Il est peut être un peu Acadien ton grand-père… nous aussi sommes plantés dans nos terres comme un vieux saule persistant. Malgré les grands dérangements, c’est notre résilience qui l’emporte, c’est ça l’histoire de notre vécu persistant. Ton grand-père et moi, comme de grands arbres qui fleurissent à chaque printemps… qui verdissent pour prouver que l’espoir n’est pas qu’une illusion perverse.

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Carte postale #6: Ta terre, ma terre…

Posted on May 27, 2009

French CountrysideTa terre m’est familière. Avec toi, j’ai découvert un chez-moi au delà de l’océan. Ta terre de sable et de quartz. Ma mer de sable et de sel. Tes galets dans la forêt. Mes galets à l’air salin. Tes fruits de terre. Mes fruits de mer. Je suis des défricheurs d’eau qui s’achètent un one-way-ticket vers l’aventure, sachant que le retour viendra de soi-même. De ceux qui y reviendront à pied s’il le faut. Tu es de ceux qui sont bien ancrés dans leurs terres, que tout le poids de l’histoire qui retient. Toi tu as un bercail précis, tu connais ton chez toi. Mon chez moi, c’est une diaspora à laquellel vient de s’additionner ton chez-toi.

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Carte postale #5: La petite mort

Posted on May 27, 2009

DSC_0102Tu me dis que tomber est une petite mort. Je croyais que la petite mort était une jouissance qui fait revivre. Tu est de ceux qui préfère danser sur la corde raide, la tenir jusqu’au bout, persister jusqu’a la fin. J’ai justement besoin de savoir que ca prendra plus d’une tempête d’été pour te faire lâcher ceux que tu aime. J’ai besoin de savoir que lorsque ce sera moi que tu tiendras au bout de ta corde, qu’il faudra plus d’une tempête pour faire de notre histoire une épave.

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Carte postale #4: Rencontre clandestine sous la table

Posted on May 26, 2009

Welcome to France Sarah BrideauCountry roads took us further from ourselves that night. Sous l’influence de la douceur mielleuse qui fermente, il a suffit d’un seul contact pour rendre nos pieds inséparables, comme des nomades qui partagent un chemin singulier. Leur rencontre accidentelle les souda l’un à l’autre. Les chairs qui se caressent discrettement, away from the protective glances of our friends. There is no beginning and no end. “C’est malin. Eh bien, bravo vous deux…”

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Carte postale #3: Mon esprit bat la campagne…

Posted on May 26, 2009

Nous sommes les Forest City Lovers explorant des Country Roads. “And no matter how far you drive, you can never take the ocean from my eyes”. Nous traversons les rochers bordés d’océans agricoles. Je t’explique la vibration du rouge qui explose un peu partout. Les coquelicots comme mes orteils parmi le sol fertile. Tu caresse doucement ma cuisse pour attirer mon attention vers une voile écarlate qui suspend un homme dans le ciel.

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Carte Postale #2

Posted on May 24, 2009

rocher.jpgMine de rien tu m’attaches. Tu m’explique comment aller plus haut. Tu m’assure que je ne tomberai pas. Tu me tiens, me tires par le haut, je deviens désinvolte et sans appréhension. Tu me permet d’atteindre un nouveau sommet. Tu m’apprend comment sauter, comment me laisser tomber en chute libre.

S’en arrêter au souvenir déchirant serait une erreure. Mon voyage de libération est soudain devenu un retour vers moi-même. Tu m’emporte vers la plus totale désinvolture. Je me retrouve à tes côtés, je deviens une nouvelle personne. Comme Alain qui retourne auprès d’Imo, soudain soulevé, une personne nouvelle. Je me laisse tomber dans le vide et tu me soutiens, m’apprend à mieux attaquer la montagne, compagnon de découverte en éternelle requête de mes sourires.

*Dans ce projet que j’appelle “Cartes postales” je souhaite recréer des instants, des moments du voyage. Ces dernières, un peu comme sa version physique, sont ouvertes, découvertes à quiconque veut les lire (étant donné qu’elles sont toujours envoyées sans enveloppe). Ce sont des messages qui composent des images en très peu de mots, car il n’y a jamais assez de place sur une carte postale pour vraiment y produire ce que l’on veut transmettre à l’être aimé à qui on écrit. Première addition en Français à mon blog, c’est un premier essai poétique en plusieurs années de blocage…

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Carte Postale #1: Le 24 mai, 2009

Posted on May 24, 2009

poppys.jpgDe l’autre côté de la page, dans la réflexion de ce jour dans le miroir d’hier, je vis à l’heure près les effleurements de ta peau contre la mienne. La peau… sus piel. J’ai encore l’Espagne qui résonne dans mes trippes, le coeur qui déchire dans l’absence. Il hurle la France dans les rues étrangères de Munich. Mes muscles se souviennent encore des rochers auquels je m’aggripait. J’y comprends rien ici. Duele mi corazon des couteaux de l’Occitan.

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